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Maîtresse Cindy,
dominatrice et artiste transdisciplinaire.


Je suis dominatrice
et aussi institutrice
et aussi éducatrice
et aussi castratrice
et aussi artiste
et aussi manipulatrice
et aussi immobilisatrice
et aussi épilatrice
et aussi ordonnatrice
et aussi sodomisatrice
et aussi nourrice
et aussi séquestratrice
et aussi transformatrice
et puis-je suis aussi fesseuse
et puis-je suis aussi fouetteuse
et puis-je suis aussi dompteuse
et puis-je suis aussi fisteuse
et puis-je suis aussi cracheuse
et puis-je suis aussi bondageuse
et puis-je suis aussi pisseuse
et puis-je suis aussi giffleuse
et puis-je suis aussi joueuse
et puis-je suis aussi chieuse
et puis-je suis aussi dresseuse
et puis-je suis aussi kidnappeuse
et puis-je suis aussi performeuse
je suis Maîtresse
Maîtresse de donjon
je suis dompteuse fouetteuse
je suis institutrice giffleuse
je suis nourrice séquestratrice
je suis kidnappeuse fesseuse
je suis éducatrice castratrice
je suis performeuse sodomisatrice
je suis immobilisatrice bondageuse
je suis artiste pisseuse
je suis dresseuse chieuse
je suis ordonnatrice joueuse
je suis manipulatrice transformatrice
je suis épilatrice fisteuse
je suis cracheuse
ouvrez la bouche
cracheuse
fermez la bouche
merci
je suis la Maîtresse de donjon
je suis manipulatrice transformatrice


Un parcours atypique pour une dominatrice d'exception


Cindy, comme pseudonyme, n'est pas le fruit du hasard. Tout comme la photographe américaine Cindy Sherman, qui se met en scène dans chacune de ses œuvres, Maîtresse Cindy, dominatrice, scénographe et artiste transdisciplinaire, met en scène les relations sadomasochistes.

Ex-courtière en art contemporain, elle s'intéresse au sadomasochisme en tant que fil conducteur de ses inspirations et comme support à la création. Ses premières expériences en tant que dominatrice se déroulent en extérieur, où elle fit de l'environnement naturel son terrain d'aventure pour, dans un premier temps, maîtriser les techniques associées aux pratiques sadomasochistes en utilisant l'esthétisme de la mise en scène et du corps dans l'espace.

En 1999, elle s'installe à Paris et ouvre un donjon à son image, puis, dans cette continuité, elle s'adonne à des performances en public, comme celle réalisée en juin 2001, au centre Georges Pompidou, dans le cadre des « Revues parlées » de François Angelier, où, pour la première fois, une dominatrice pu s'exprimer dans un lieu culturel grand public. Maîtresse Cindy présente à cette occasion « Fantasmes des liés », une mise en scène acoustique et corporelle qui joua d'anticipation avec les événements internationaux qui secouèrent le monde cette même année, puisqu'elle représentait l'ambiguïté de la notion de soumission en fonction des différents contextes culturels.



Une pratique inventive du sadomasochisme


Son travail artistique et ses pratiques de dominatrice empruntent et intègrent des éléments issus de nombreuses disciplines : performances, mais aussi poésies (publiées sur son blog) et films courts, l’un d’entre eux, « Abysses », ayant été présenté au festival gay-lesbien au Grand Rex, en novembre 2008.

Son thème récurrent est le sadomasochisme, dans tous ses états, et elle se démarque dans sa démarche par son originalité et sa façon d'aborder ses jeux, en permettant ainsi un dépassement de soi dans une démarche créative. Poursuivant son exploration des jeux sadomasochistes, elle décide en 2012 d'exploiter davantage les nouvelles formes technologiques en introduisant le numérique, ouvrant ainsi une nouvelle dimension scénographique dans l'univers du sadomasochisme où tous les sens sont mis en exergues. Maîtresse Cindy est une dominatrice novatrice dans cet univers, loin des clichés stéréotypés, et son travail percutant interroge sur le manque d'innovation dans le milieu traditionnel du sadomasochisme.



Une volonté d'ouverture


Conçu comme un laboratoire, son espace est également un lieu de création pour artistes, plasticiens, compositeurs,... Maîtresse Cindy héberge ainsi en 2009, en résidence durant deux mois, le compositeur Frédéric Acquaviva pour la création de l’œuvre « le Disque », diffusée la même année au Palais de Tokyo. Aujourd'hui, en liaison avec la transformation multimédias du lieu, l'initiative actuelle développée par Maîtresse Cindy, et matérialisée par le projet sm.art, est de dépasser la création et de promouvoir un espace d'ouverture et de partage de ces expérimentations artistiques à l’occasion de soirées au cours desquelles artistes et conférenciers seraient invités à s'exprimer dans ce lieu autour de la thématique commune de la relation au corps.

Parallèlement, Maîtresse Cindy s'engage à donner une image positive des relations sadomasochistes en participant à différentes émissions de radio. En 2006, un documentaire lui est entièrement consacré : « Le corps soumis », d'Irène Omelianenko et François Teste, diffusé sur France Culture et primé, l’année suivante, au New-York Festival's, événement annuel récompensant les meilleurs programmes radiophoniques du monde.

Les apparitions médiatiques de Maîtresse Cindy ne se limitent pas à la radio. Plusieurs reportages télévisés lui sont consacrés. En 2010, pour les vingt ans d'Arte, elle propose une performance avec son robot « la Fesseuse » au centre d'art le Cent-Quatre à Paris, diffusée en direct sur la chaîne, dans l’émission Tracks.


« ...Maîtresse Cindy, fait partie des rares acteurs de la scène s.m., à renouveler le discours. Toute la différence entre le sadomasochisme traditionnel et sa version s.m. Fétichiste tient à cette importance donnée par la seconde aux ambiances, à la scénarisation des séances, à la qualité des représentations iconographiques, ainsi qu'à l'esthétique des lieux et à l'originalité des tenues... »

Philippe Rigaut,
« Le fétichisme : Perversion ou culture ? »
Edition Belin, 2004



Livre d'or


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